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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 00:38

La violence était insoutenable.
 Partout, les explosions d
échiraient le bruit de
fond continu du vacarme
des affrontements qui
éclataient de toute part. Le ciel était sombre, et rougeoyant,
 refl
étant l'incandescence des lignes de front sur sa voûte plombée d'une chappe
 lourde de poussi
ères, soulevées par la turbulence infernale des
combats.

Enfermé dans son armure à mobilité électromécanique assistée,
 il attendait que
l'ordre de l'assaut s'insinue dans son cerveau via l'implant intracrânien

qui équippait tous les combattants de son unit é.
Une unit
é d'élite.
 Des chars d'assaut
à l'échelle
humaine, destinés à des tâches tant surhumaines qu'inhumaines.
 Des unit
és de combat
capables de se mouvoir et de combattre là où les équipements plus lourds

d'affrontement à grande échelle s'avéraient inefficaces.

Il ne connaissait plus son nom, et ignorait à combien de reprises il avait pu

mourir, du moins s'il pouvait être question de mort étant donné ce qu'il était devenu.

Un corps autrefois humain, aux membres substitués par des appendices

technologiques meurtriers.
Un syst
ème nerveux presque intact, mais réhaussé de multiples processeurs.
Quelques fonctions vitales de base, aliment
ées par des organes dont la raison d' être
se limitait essentiellement
à assurer le fonctionnement des
composants organiques de son unité
centrale de commandes, située dans son crâne et
sa colonne vertébrale.

Il était en attente, replié sur lui même, dans un recoin des ruines de la ville d évastée.
 Les autres membres de son unit
é, une vingtaine au total, étaient répartis

derrière lui, sur une zone de deux cents mètres de rayon.
 Il connaissait en permanence
leur position, ils étaient tous liés par un réseau d'intrication quantique
interdisant
toute interception externe d'information.
Il
était le Numéro Quatre de l'unité, sous les ordres du coordinateur des op érations, le Numéro Un,
 ob
éissant luimême
aux ordres transmis par le Commandement Central.

Devant lui, à moins d'une centaine de mètres, un mur s'effondra brutalement,

fragilis é par les impacts répétés du pilonnage ennemi.

Un événement banal sur un champ de bataille urbain...

Deux autres unit és similaires à celle à laquelle il appartenait étaient déployées sur les lieux,

à moins d'un kilomètres de là. L'ennemi, quant à lui était embusqué.
 Son
artillerie bombardait à distance, et attendait que les combattants sortent de leur immobilisme.

L'ennemi savait qu'ils étaient là.
Num éro Quatre le savait, et pouvait rester imperturbable des jours s'il le fallait,

en attendant l'instant propice pour agir.
 Cet instant serait alors signal
é par l'ordre

émanant du Commandement Central, qui guettait la scène de combat depuis son poste

d'observation orbital.

Et c'est à cet instant que l'ordre fut transmis.

Signal quasi imperceptible transmis directement dans le syst ème nerveux des unités.

Num éro Quatre se redressa.
 Une quart de tonne d'alliage, teint
é de composantes
organiques, vestiges de ce qu'il

était avant sa conversion.

L'arme pseudohumaine se mit en mouvement, à l'instar de ses semblables.

L'unité se déploya sur une zone plus étendue, et des tirs se firent entendre de toute

part.
 Une unit
é aérienne ennemie avait été signalée.
Si elle n'
était pas anéantie, elle
ferait un vrai carnage dans les rangs de l'unit é d'élite.
 Les tirs, ponctu
és de faisceaux
tra çants, zébrèrent le ciel sombre.
 En r
éponse à cette recrudescence d'activité, le
pilonnage connut un regain d'intensité.

La violence fut à son comble.

Num éro Quatre prit connaissance instantanément de la perte de trois de ses

semblables, et le déploiement de l'unité fut aussitôt remanié afin d'assurer une

couverture optimale de la zone qui lui était impartie.

Il prit en compte les informations diffusée sur le réseau de communication de l'unité,
et il se faufila le long d'un mur en ruine.
 L'obscurit
é était pour ainsi dire
insondable...
Il superposa se perception visuelle de l'environnement au maillage de
coordonnées
qui lui avait
été communiqué.
Il s'engagea dans une ruelle, et emprunta
un passage qui descendait sur sa droite.
 Son mode de perception thermique lui permit
de déceler des traces d'activité humaine récente.
 L'int
érieur de la construction était
sale, sombre, froid.

Il s'avança encore, et perçut une confirmation auditive d'une activité dissimulée

dans cet espace souterrain.
 Une gallerie s'
étendait face à lui, et il sut aussitôt qu'il devrait emprunter cet étroit passage.

Son armement prêt à l'emploi, il s'y engagea.

Il n'eut pas à franchir un longue distance avant d'essuyer des tirs ennemis soutenus.
 Il se jeta contre un mur, m
ême s'il avait pu constater que la puissance de cet

assaut ne constituait pas une grande menace pour son exosquelette en alliage métallique.
 Il engagea le tir, et ce fut une vague destructrice d'une violence rare qui
s'abbatit sur ses adversaires.
 Il avan
ça alors rapidement dans la gallerie, sans cesser de tirer.
 Sa progression dans le complexe souterrain fut fulgurante, et il constata

rapidement que des corps sans vie jonchaient le sol sur son passage.
 Il les pi
étina au cours de sa progression, tout en maintenant un tir soutenu dans la gallerie.

Lorsqu'il cessa le tir, le silence fut quasi total. Seuls quelques fragments de mur

s'effondrant suite à la vague de tirs le rompirent momentanément.
 Au travers du
soulèvement de poussières, il distingue davantage de corps inanimés, et ce qui sembla

être une salle équipée de matériel de communication.
Une fraction de seconde lui
permit d' évaluer la situation.
Il lan
ça deux charge à retard, puis fit demitour
et se faufila vers l'ext érieur.

Lorsque la silhoutette à forme psudohumaine bondit a grande vitesse du passage

étroit, elle fut précédée d'un vrombissement sourd et suivie de près par un

vomissement de poussières qui occulta rapidement la ruelle sur plusieurs dizaines de mètres.

***

 

 

  Cher lecteur...il y a visiblement un bug il y a un décallage entre le texte original et celui qui est sur le blog
  je n'arrive pas a rectifier la mise en page, veuillez m'en excuser...je trouverai une solution.
  Désolée pour ce désagrément.

Marianne.

Par Michaël de Becker - Publié dans : Les nouvelles de Michaël - Communauté : Ecriture Ludique
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