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La
violence était insoutenable.
Partout, les explosions déchiraient le bruit de fond continu du vacarme
des affrontements qui éclataient de toute part. Le ciel
était sombre, et rougeoyant,
reflétant l'incandescence des lignes de front sur sa voûte plombée
d'une chappe
lourde de poussières, soulevées par la turbulence infernale
des combats.
Enfermé dans son armure à mobilité électromécanique assistée,
il attendait que l'ordre de l'assaut s'insinue dans son cerveau via l'implant intracrânien
qui équippait tous les combattants de son
unit é.
Une unité d'élite.
Des chars d'assaut à l'échelle humaine,
destinés à des tâches
tant surhumaines qu'inhumaines.
Des unités de combat capables de se mouvoir et de combattre
là où les équipements plus lourds
d'affrontement à grande échelle s'avéraient inefficaces.
Il ne connaissait plus son nom, et ignorait à combien de reprises il avait pu
mourir, du moins s'il pouvait être question de mort étant donné ce qu'il était devenu.
Un corps autrefois humain, aux membres substitués par des appendices
technologiques
meurtriers.
Un système nerveux presque intact, mais réhaussé de multiples processeurs.
Quelques fonctions vitales de base, aliment ées par des organes
dont la raison
d' être
se limitait essentiellement à assurer le fonctionnement des composants organiques de son
unité
centrale de commandes, située dans son crâne
et sa colonne vertébrale.
Il était en attente, replié sur
lui même, dans un recoin des ruines de la ville
d évastée.
Les autres membres de son unité, une vingtaine au total, étaient répartis
derrière lui, sur une zone de deux cents
mètres de rayon.
Il connaissait en permanence leur position, ils étaient tous liés
par un réseau d'intrication quantique
interdisant toute interception externe d'information.
Il était le Numéro Quatre de l'unité,
sous les ordres du coordinateur des op érations, le Numéro
Un,
obéissant luimême aux
ordres transmis par le Commandement Central.
Devant lui, à moins d'une centaine de mètres, un mur s'effondra brutalement,
fragilis é par les impacts répétés du pilonnage ennemi.
Un événement banal sur un champ de bataille urbain...
Deux autres unit és similaires à celle à laquelle il appartenait étaient déployées sur les lieux,
à moins d'un kilomètres de là.
L'ennemi, quant à lui était embusqué.
Son artillerie bombardait à distance, et attendait que les combattants sortent
de leur immobilisme.
L'ennemi savait qu'ils étaient là.
Num éro Quatre le savait, et pouvait rester imperturbable des jours s'il le fallait,
en attendant l'instant
propice pour agir.
Cet instant serait alors signal é par l'ordre
émanant du Commandement Central, qui guettait la scène de combat depuis son poste
d'observation orbital.
Et c'est à cet instant que l'ordre fut transmis.
Signal quasi imperceptible transmis directement dans le syst ème nerveux des unités.
Num éro Quatre se redressa.
Une quart de tonne d'alliage, teinté de composantes organiques, vestiges de ce qu'il
était avant sa conversion.
L'arme pseudohumaine se mit en mouvement, à l'instar de ses semblables.
L'unité se déploya sur une zone plus étendue, et des tirs se firent entendre de toute
part.
Une unité aérienne ennemie avait été signalée.
Si elle n'était pas anéantie, elle ferait un vrai carnage dans les rangs de
l'unit é d'élite.
Les tirs, ponctués de faisceaux tra çants, zébrèrent le ciel sombre.
En réponse à cette recrudescence d'activité, lepilonnage connut un regain
d'intensité.
La violence fut à son comble.
Num éro Quatre prit connaissance instantanément de la perte de trois de ses
semblables, et le déploiement de l'unité fut aussitôt remanié afin d'assurer une
couverture optimale de la zone qui lui était impartie.
Il prit en compte les
informations diffusée sur le réseau
de communication de l'unité,
et il se faufila le long d'un mur en ruine.
L'obscurité était pour ainsi dire insondable...
Il superposa se perception visuelle de l'environnement au maillage de coordonnées
qui lui avait été communiqué.
Il s'engagea dans une ruelle, et emprunta un passage qui descendait sur sa droite.
Son mode de perception thermique lui permit de
déceler des traces d'activité humaine récente.
L'intérieur de la construction était sale,
sombre, froid.
Il s'avança encore, et perçut une confirmation auditive d'une activité dissimulée
dans cet espace
souterrain.
Une gallerie s'étendait face à lui, et il sut aussitôt qu'il devrait emprunter cet étroit passage.
Son armement prêt à l'emploi, il s'y engagea.
Il n'eut
pas à franchir un longue distance avant d'essuyer des tirs ennemis soutenus.
Il se jeta contre un mur, même s'il avait pu constater que la puissance de
cet
assaut ne constituait pas une grande menace pour son exosquelette en alliage métallique.
Il engagea le tir, et ce fut une vague destructrice d'une violence rare qui s'abbatit sur ses adversaires.
Il avança alors rapidement dans la gallerie, sans cesser de tirer.
Sa progression dans le complexe souterrain fut fulgurante, et il constata
rapidement que des corps sans vie jonchaient le sol sur son
passage.
Il les piétina au cours
de sa progression, tout en maintenant un tir soutenu dans la gallerie.
Lorsqu'il cessa le tir, le silence fut quasi total. Seuls quelques fragments de mur
s'effondrant suite à la vague de tirs le rompirent momentanément.
Au travers du soulèvement de poussières,
il distingue davantage de corps inanimés, et ce qui sembla
être
une salle équipée de matériel de communication.
Une fraction de seconde lui permit d' évaluer la situation.
Il lança deux charge à retard, puis fit demitour et se faufila vers
l'ext érieur.
Lorsque la silhoutette à forme psudohumaine bondit a grande vitesse du passage
étroit, elle fut précédée d'un vrombissement sourd et suivie de près par un
vomissement de poussières qui occulta rapidement la ruelle sur plusieurs dizaines de mètres.
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Cher lecteur...il y a visiblement un bug il y a un décallage entre le texte original et celui qui est sur le blog
je n'arrive pas a rectifier la mise en page, veuillez m'en excuser...je trouverai une solution.
Désolée pour ce désagrément.
Marianne.
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