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(Bom yeoreum gaeul gyeoul geurigo bom) est un film sud-coréen réalisé par Kim Ki-duk, sorti en 2003.
Synopsis
Dans un temple bouddhiste en bois au milieu d'un lac, vivent un vieux maître zen et son jeune disciple. Les cinq saisons annoncées dans le titre correspondent à cinq chapitres du film où le jeune
disciple a respectivement 10, 20, 30, 40 et 50 ans (approximativement).
Au fil des saisons, l'élève apprend à vivre par ses erreurs et ses fuites.
Fiche technique
Titre : Printemps, été, automne, hiver... et printemps
Titre original : Bom yeoreum gaeul gyeoul geurigo bom
Réalisation : Kim Ki-duk
Scénario : Kim Ki-duk
Production : Karl Baumgartner et Lee Seung-jae
Musique : Park Ji-woong
Photographie : Baek Dong-hyeon
Montage : Kim Ki-duk
Costumes : Kim Min-hee
Pays d'origine : Corée du Sud
Format : Couleurs - 1,85:1 - Dolby Digital - 35 mm
Genre : Comédie dramatique
Durée : 106 minutes
Dates de sortie : 19 septembre 2003 (Corée du Sud), 14 avril 2004 (France)
Distribution
Oh Yeong-su : Le vieux moine
Kim Ki-duk : Le moine adulte (hiver)
Kim Young-min : Le jeune moine (automne)
Seo Jae-kyeong : L'enfant moine (printemps)
Ha Yeo-jin : La fille
Kim Jung-young : La mère de la fille
Ji Dae-han : Détective Ji
Choi Min : Détective Choi
Park Ji-a : La mère du bébé
Song Min-young : Le bébé
Critique
Contrairement à ce que l'on est en droit d'imaginer face à un tel résumé, le film n'est pas auto contemplatif. La poésie de l'image et de la musique est certes omniprésente, mais ce n'est pas au détriment de l'histoire qui se construit. Le film utilise une symbolique bouddhiste forte dont une grande partie doit échapper aux occidentaux non-initiés. Parmi ces symboliques, on peut dégager les animaux :
1er printemps : chien
été : coq
automne : chat
hiver : serpent
2e printemps : tortue
Autour du film
Le cinéaste joue lui-même le rôle de l'élève buddhiste dans les deux dernières saisons.
Le film fut diffusé dans le cadre du 6e Festival du film asiatique de Deauville.
C'est la réserve naturelle de Jusan (dans la province du Gyeongsangbuk-do) qui a servi de décor au film.
Récompenses
Prix du Meilleur film lors des Blue Dragon Film Awards 2003.
Prix du jury Junior au Festival international du film de Locarno 2003.
Prix Arte/CICAE (Confédération Internationale des Cinémas d'Art et Essai) au Festival international du film de Locarno 2003.
Prix Don Quichotte (remis par la Fédération Internationale des ciné-clubs) au Festival international du film de Locarno 2003.
Prix décerné par le Netpac (Réseau pour la promotion du cinéma asiatique) au Festival international du film de Locarno 2003.
Prix du public au Festival de San Sebastian 2003.
Voir l'esprit originel, c'est le voir, que les pensées soient présentes ou non,
que l'on soit immobile ou actif, que l'on parle ou que l'on se taise, que l'on soit empereur
, moine ou sans feu ni lieu.
Tout homme est illuminé par l'esprit originel.
Certains le voient et d'autres l'ignore.
C'est là seulement toute la différence entre eux.
Etre dans l'évidence de l'esprit originel, c'est là, la seule affaire de votre existence.
Vous en écarter du trait le plus infime, et vous retombez aussitôt dans l'égarement
et le tourbillon sans fin des causes et des effets.
Le vieux Tcheng a dit:
Moi le vieux Tcheng, je n'interviens pas pour maintenir, modifier ou changer le cours
des choses en suivant les désirs de l'esprit singulier.
Point de garde ni de révolte, mais seulement l'acte nécessaire.
Si je me comporte d'une manière différente avec vous, crânes tondus,
c'est pour qu'enfin vous osiez voir l'esprit originel directement par vous-mêmes
au lieu de toujours le chercher par l'intermédiaire de gaillards morts ou la fréquentation
d'étourdis tels que moi.
Ma façon à moi, c'est de vous secouer comme l'arbrisseau au vent de la montagne.
Ce faisant je romps tous vos étais et vous voilà tout désemparés, n'ayant plus rien à quoi
vous raccrocher. Mais parce que je sape toutes vos petites sécurités et qu'ainsi vous voilà
remplis de peur, vous dites pour vous rassurer de nouveau que je pêche contre la Loi et
les convenances et ne suis qu'un vil blasphémateur.
Vous continuez ainsi à vous agripper désespérément à l'apparence et à l'accessoire
au lieu de les laisser vous quitter d'eux-mêmes sans chercher à les retenir.
Mes paroles ne trouvant pas d'écho en vous, alors je vous joue un tour et vous dis qu'elles
viennent d'un gaillard célèbre, mort depuis des siècles.
Mais vous ne comprenez pas davantage qu'elles vous concernent directement dans l'immédiat.
Au contraire vous vous en saisissez comme d'une chose précieuse,
bonne à conserver et à cultiver. Crânes tondus, à vous accrocher à des futilités,
vous gaspillez votre vie pour rien et l'évidence de l'esprit originel vous échappe.
Quel naufrage pour vous !
Crânes tondus, l'esprit originel n'apparaît pas quand le sommeil vous quitte
et ne disparaît pas quand il vous prend.
L'esprit originel n'est rien et ne dépend en rien de ce qui varie et meurt..
Si l'esprit originel était véritablement votre seule affaire,
vous verriez tout ce qui varie et meurt de la même manière que vous percevez les mouvements
que les danseurs impriment aux oriflammes et vous vous attacheriez seulement à chercher
sans trêve ce qui en vous ne varie ni ne meurt et quand vous l'auriez trouvé alors
il n'est pas un seul des mille mondes qui serait capable de vous en détourner seulement
l'instant d'un éclair dans vos pensées et de vous en écarter seulement l'espace d'un trait
dans vos actes.
Vous croyez aspirer à l'esprit originel mais ce sont les satisfactions de la condition,
du savoir et du mérite que vous cherchez. A cause de cela, crânes tondus,
vous êtes entièrement sous le charme de tout ce qui en vous et hors de vous varie et meurt.
Voilà pourquoi les paroles du vieux Tcheng passent à travers vous sans laisser d'empreinte, comme les oiseaux qui ne laissent pas de traces dans le ciel.
Crânes tondus, tout ce que vous pensez et dites à propos de l'esprit originel ne sont
que les divagations de vos petits esprits singuliers.
Ce qui spontanément est apporté en vous par la nature vous n'y répondez qu'après l'avoir interprété au moyen de tout ce que vous avez placé au-dessus de vos têtes.
Crânes tondus, à être aussi artificiels que les dragons qu'on fabrique pour les fêtes,
comment pouvez-vous espérer voir l'esprit originel dans sa spontanéité ?
Dans ma jeunesse, j'ai parcouru le pays en tout sens, me livrant à l'étude et à des pratiques.
J'ai fréquenté des égarés qui s'imaginant être illuminés, ne faisaient qu'égarer les autres.
Puis j'ai rencontré celui qui m'a permis de reconnaître toute la cangue inutile dont je m'étais chargé. Alors la véritable direction m'est apparue, et l'esprit originel est devenu ma seule
affaire. Et un jour tout s'est soudainement écroulé dans l'Éveil.
Moi le vieux Tcheng, je n'imite pas tel ou tel, n'adhère à aucune croyance, ne suis l'adepte
d'aucune école, et le disciple de personne.
Dans ma nature véritable, je ne sais rien, je n'ai rien, je ne suis rien, car là il n'y a pas de vieux Tcheng. Pour l'ordinaire, les choses auxquelles je participe s'écoulent d'elles-mêmes. Même
l'esprit originel n'est plus mon affaire.
Les paroles que je prononce devant vous ne viennent pas des choses apprises.
Crânes tondus, je ne vous ai rien caché.
Quel intérêt pour vous ? Rien que des fariboles !
L'esprit originel a toujours été présent sous vos yeux.
Vous n'avez rien à acquérir pour le voir car rien ne vous a jamais manqué pour cela.
Si vous en êtes incapables c'est à cause de votre incessante jacasserie avec vous-mêmes
et avec les autres. Vous passez votre temps à supposer, comparer, supputer, commenter,
développer, expliquer, justifier et citer ce que vos petits esprits ont retenu et cru comprendre
des Écritures et des paroles de vieux bavards tels que moi, de préférence à celles de ceux
à qui on a donné une fois morts, une telle autorité qu'elles ne sauraient plus désormais être
mises en doute. Dans ces conditions comment pouvez-vous espérer voir l'esprit originel dans son instantanéité ?
Crânes tondus, parce que vous êtes agités comme des singes et passez votre temps à des futilités
, votre existence s'écoule comme une eau fangeuse.
Pas d'issue pour vous.
Dire que l'esprit originel n'est pas un pur néant sans être existant, voilà le verbiage.
Penser à l'esprit originel voilà votre poison.
Abandonner cette pensée et penser à l'absence de cette pensée voilà encore votre poison.
Crânes tondus, vous êtes toujours à chercher avec votre pensée et vous ne faites rien d'autre
que fabriquer des pensées. Penser qu'on peut voir l'esprit originel au moyen de la pensée,
voilà votre perte.
Brûler de l'encens, réciter des sutras, passer son temps à se prosterner contre terre ou à
se surveiller pour rester immobile, fixer ou éliminer la pensée, voilà votre égarement.
Crânes tondus, vous êtes toujours à intervenir et vous ne faites rien d'autre que fabriquer
des actes. Espérer qu'on peut voir surgir l'esprit originel au moyen d'actes, voilà votre illusion.
Vénérer le Bouddha, voilà le mal (de l'attachement).
Rejeter le Bouddha, voilà le mal (de l'impiété).
Crânes tondus, vous êtes toujours à exprimer des émotions et vous ne faites rien
d'autre que fabriquer des sentiments.
Croire qu'on peut voir l'esprit originel au moyen de sentiments, voilà votre erreur.
Crânes tondus, vous êtes persuadés que vous parviendrez à voir l'esprit originel de cette manière. Mais c'est vous et vous seul que vous attraperez ainsi et jamais vous entendez, jamais, l'esprit
originel qui ne peut ainsi être saisi. Vous ne m'écoutez pas parce que vous voulez rester sourds et vous ne voyez pas l'esprit originel parce que vous voulez rester aveugles. Votre cas est
désespéré.
Quand vous regardez les pensées des autres comme un bien précieux et sacré
et que vous les apprenez, récitez et transcrivez avec recueillement et vénération
pour les transmettre comme un grand secret, voilà ce que j'appelle être enchaîné
au-dessous des pensées.
Quand vous cultivez les pensées de votre petit esprit, les regardant comme une chose rare,
digne d'être conservée et manifestant une susceptibilité de catin si on ne les respecte pas
ou si on commet en les rapportant l'erreur la plus infime, voilà ce que j'appelle être enchaîné
par les pensées.
Quand les pensées des autres et les vôtres vous apparaissent comme des vagues de la mer
qui vont et viennent, sans qu'aucune soit supérieure ni inférieure aux autres,
et sans qu'aucune vous affecte, mais en gardant toutefois celle d'avoir atteint un état de parfaite
quiétude, voilà ce que j'appelle errer au-dessus des pensées.
Quand nulle pensée ne retient plus l'attention parce que l'évidence est née qu'en ce qui concerne
l'esprit originel il n'y a rien à conserver et rien qui puisse être obtenu par la pensée, voilà ce que
j'appelle être au seuil de l'esprit originel.
Être dans le non-temps, le non-lieu, la non-forme, le non-mouvement et la non-pensée et connaître
ce qui est perçu en l'absence de toute perception, voilà ce que j'appelle voir l'esprit originel.
Quand vous auriez étudié toutes les Écritures et tous les traités de tous les patriarches,
rencontré tous les Éveillés et maîtrisé toutes les pratiques et les forces mystérieuses,
si vous ne voyez pas l'esprit originel, même si vous êtes devenus des sommets de spiritualité,
de sainteté et de science, votre vie, crânes tondus, ne sera jamais qu'un futile amusement.
Les paroles tracées sur ce rouleau et que je viens de lire
-- si je vous dis qu'elles sont du Bouddha, vous les considérez comme sacrées et vous voilà remplis de vénération et de crainte.
-- si je vous dis qu'elles sont de Bodhidharma ou d'un grand patriarche, vous voilà remplis d'admiration et de respect.
-- si je vous dis qu'elles sont d'un moine inconnu, vous ne savez plus ce qu'il faut penser et vous voilà remplis de doute.
-- si je vous dis qu'elles viennent du moine des cuisines, vous éclatez de rire en pensant que je viens de vous jouer un bon tour.
Ainsi, ce qui compte pour vous, ce n'est pas la vérité que portent ces paroles, mais seulement l'importance qu'il convient de leur accorder suivant la notoriété de celui à qui on les attribue.
Vous êtes incapables de voir par vous-mêmes mais seulement selon ce qu'il convient d'éprouver et de penser selon l'opinion de ceux que vous avez placés au-dessus de vos têtes. Vous êtes toujours
en train d'ajouter aux choses, de les altérer, et de les falsifier. C'est pour cela que vous êtes impuissants à voir l'esprit originel sans référence à qui ou quoi que ce soit. Crânes tondus,
vous n'êtes que des truqueurs. Votre cas est désespéré.
Et le vieux Tcheng quitta la pièce
Vous avez entendu dire que pour voir l'esprit originel votre petit esprit doit être vide.
Alors vous voilà à rester assis, raides comme un bambou, à regarder le mur, la langue
contre le palais, cherchant à arrêter vos pensées. Vous parvenez ainsi à une absence de pensées
que vous prenez pour la vacuité de l'esprit originel. L'instant d'après le tourbillon de votre petit
esprit recommence comme au sortir du sommeil. Dans l'absence de pensées, quel avantage ?
Et si un éclair lumineux vous secoue, vous voilà en train de sauter sur place comme un jeune cheval,
en criant que vous avez vu l'esprit originel, que vous avez éprouvé quelque chose d'immense et
que vous êtes un grand privilégié.
A avoir été frappé comme par la foudre, quel bénéfice ?
Tout cela n'est que prouesses juste bonnes pour le cirque.
Crânes tondus, si vous persistez dans votre manie et votre prétention à vouloir atteindre
et posséder quoi que ce soit, votre cause est perdue.
Maintenant, crânes tondus, écoutez-moi avec l'attention la plus extrême.
Je vais vous révéler le grand secret de l'esprit originel.
C'est ce qu'il y a de plus important dans tout ce qui a jamais été dit à son sujet.
Voilà :
IL N'Y A PAS DE SECRET DE L'ESPRIT ORIGINEL...
Editions les deux océans.
Je suis un rebus d'enfant battu
et je ne t'en veux guerre mère...
Mais sur moi
tu as posé tes poings...
comme des lames aiguisées de ta haine...
Pourquoi faut-il payer de ses veines...
je fus un enfant battu et je porte en moi
de nombreuses séquelles.
Messagère de ma souffrance,
Travailler en soins intensifs, c'est quelque part "étudier" le dualisme dans toute sa puissance...
espoir...désespoir
souffrance...soulagement
vivre...mourir
acharnement...euthanasie
technique...compassion
vision du médecin...vision de l'infirmière
Difficile d'y travailler surtout en gardant(dumoins en essayant) la tête sur les épaules, on y perd des plumes parfois...souvent même.
Mais, mes patients, les familles,mes collègues, me donnent des leçons de vie et de mort chaque jours qui passent et j'y vois une grande richesse là dedans.
Merci la vie!
http://www.cile.be/pages/enfants/qualite.html

Un jour, nous nous sommes
aimé.
Un jour, nous nous sommes marié.
Un jour, nous avons crée un bébé.
Un jour, nous nous sommes disputé.
Un jour, le temps nous a égaré.
Un jour, tu m'as insultée.
Un jour, tu m'as harcelée.
Un jour, tu m'as humiliée.
Un jour, tu m'as violée.
Un jour, je te pardonnerai
Pour le meilleur,
j'ai freiné mes pleurs
le pire est dépassé.
Le viol va s'éffacer.
Pas a pas, je te pardonne déja.
Le viol est un acte meurtrier.
Bassesse humaine.
Humiliation extrème.
Un jour, je t'ai dis "oui" mon bien aimé...
un jour, tu es tombé bien bas...
tu m'as plongée dans les abîmes
sans doute par lacheté
faut-il trouver un sens à cela?
j'ignore à quoi cela rime...
toujours est-il que tu seras pardonné.
Le pardon est bien plus noble
que ces actes ignobles.
STOP AUX VIOLS, il est temps que cela s'arrete!!!
https://www.internet-mineurs.gouv.fr/frameset/framset_textescodepenal.html
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